Jean Allard a découvert le Défi sportif AlterGo alors qu’il travaillait pour la Ville de Montréal au Complexe sportif Claude-Robillard. À l’époque, Jean Allard était déjà plus qu’un préposé aux installations, il était aussi un annonceur sportif de talent, qui avait entre autres pris part aux Jeux olympiques d’Athènes et de Beijing.

Jean nous fait profiter de son expérience impressionnante comme annonceur et maître de cérémonie pour le Défi sportif AlterGo depuis 2023.

On lui a parlé de son parcours et des raisons qui le motivent à revenir chaque année.

 

Qu’est-ce qui t’a donné la passion de l’animation sportive?

Mes deux idoles quand j’étais très jeune étaient Claude Mouton et Richard Morency, annonceurs des Canadiens et des Expos. Sans savoir que ça deviendrait mon gagne-pain, je répétais les buts de Guy Lafleur, les jeux des joueurs des Expos. Je regardais les games d’Étoiles à la télévision et pour moi la présentation des joueurs était plus importante que la partie.

 

Donc, plus qu’une 2e carrière, c’était un rêve de petit gars? Comment c’est arrivé?

J’ai commencé à 17 ans à prendre vraiment le micro avec mes chums qui jouaient au baseball junior pour les Orioles d’Ahuntsic. Puis, de 1984 à 2000, j’annonçais au baseball junior l’été et au hockey junior l’hiver.

En 2000, j’ai eu le privilège de faire la Coupe des 4 nations de hockey féminin avec le Canada, les États-Unis et la Finlande. Je me suis assis avec les Finlandaises pour vérifier la prononciation de leurs noms. Ça m’a donné le goût.

En 2002, j’ai fait le Championnat du monde de baseball junior à Sherbrooke et à Coaticook. Les gens de la fédération internationale étaient là.  Deux ans après, en 2004, je faisais mes premiers Jeux olympiques à Athènes comme annonceur du baseball.

 

C’est quoi l’aspect le plus important pour toi quand tu annonces?

De bien prononcer les noms. Je demande toujours la prononciation. Parce que ceux qui voyagent beaucoup, les athlètes, les joueurs et les joueuses, leur nom n’est pas nécessaire toujours prononcé de la même façon.

Mais moi, j’essaie de le faire avec tous les pays, je m’assis avec les agents de liaison ou l’équipe de communication des pays, je répète, je prends des notes avec ma propre phonétique. Je pratique. On est là pour ça. C’est mon plaisir aussi de le faire.

 

Quel souvenir t’as marqué le plus en tant qu’annonceur?

Il y en a beaucoup! Un des premiers, c’était le premier match du Canada au baseball à Athènes.

Il y avait un joueur dans l’équipe canadienne qui s’appelait Pierre-Luc Laforest, un gars de Gatineau qui a joué 10 ans aux États-Unis en gravissant les échelons dans sa carrière professionnelle. Il se faisait appeler Pete Laforest, c’était même écrit sur son bâton.

À sa première apparition au bâton, j’ai annoncé : « Now batting for Canada, catcher number 30, Pierre-Luc Laforest. » Il est sorti de la boîte des frappeurs, il m’a regardé, m’a levé son chapeau, puis il est retourné dans la boîte. J’ai encore son bâton chez moi.

 

As-tu des souvenirs de tes premières éditions du Défi sportif AlterGo comme employé de la Ville?

Je me souviens d’avoir vu les joueurs de basketball en fauteuil roulant jouer pour leurs équipes provinciales, les meilleurs joueurs canadiens. Patrick Henderson pour l’Ontario, Dave Durepos pour le Nouveau-Brunswick, David Eng pour le Québec, Richard Peter pour la Colombie-Britannique.

Je voyais ces gars-là jouer dans leurs équipes provinciales et par la suite, j’ai eu le privilège d’être annonceur pour le basketball en fauteuil roulant aux Jeux paralympiques d’été de Beijing. Et là, je les ai vus, tous ensemble, les meilleurs au monde, dans la même équipe. Je suis tombé en amour avec les boys.

 

Est-ce que ton engagement au Défi sportif AlterGo a contribué à ouvrir certaines portes dans ta carrière?

Certainement. Je le dis souvent, c’est payant de faire du bénévolat! En 2023, je suis venu animer la cérémonie d’ouverture de la Coupe du monde de World Boccia et monsieur John Morgan de World Boccia était à côté de moi. À la fin de la cérémonie de clôture, je lui ai demandé s’il voulait mon CV et il m’a dit « non, on a tout ce qu’il faut. » Et en 2024, je me suis retrouvé à Paris pour annoncer le boccia!

 

Comment ça a été ton expérience à Paris?

Il y avait une atmosphère incroyable! Les estrades étaient remplies et quand les joueurs et joueuses de la France jouaient, ça chantait La Marseillaise, ça criait « Allez, les bleus! »

 

Qu’est-ce que ça signifie pour toi de revenir au Défi sportif AlterGo chaque année?

C’est de redonner! Je redonne toutes les années, ça me fait plaisir de revenir. J’aime ça faire ça, des cérémonies, des choses où on a besoin d’un peu plus de protocole comme les remises de médailles. Ça me fait toujours plaisir de revenir.

 

Notre slogan cette année, c’est « Tout devient possible », est-ce qu’au Défi sportif AlterGo, tout devient possible?

Oui, c’est vrai pour moi, mais j’espère surtout pour les athlètes, même les plus jeunes, pour la relève. J’espère que pour eux c’est une inspiration.

 

 

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