Alors qu’approche l’Omnium Banque Nationale présenté par Rogers, dont le volet féminin sera présenté du 4 au 13 août prochains au stade IGA à Montréal, il est intéressant de se rappeler que le tennis, loin d’être figé dans sa structure, est aussi adapté pour que les personnes avec une limitation fonctionnelle puissent le pratiquer. Comment y arrive-t-on?

 

Petit historique

C’est l’Américain Brad Alan Parks qu’il faut remercier pour l’invention du tennis en fauteuil roulant. C’est durant sa réadaptation, à la suite d’un accident de ski acrobatique qui le laisse paraplégique en 1977, qu’il fait la rencontre de l’athlète en fauteuil roulant Jeff Minnebraker. Ensemble, ils décident de réfléchir sur les fondements du tennis et comment il serait possible de l’adapter. En 1980, Brad Parks fonde avec d’autres personnes la National Fondation of Wheelchair Tennis et crée un circuit de 10 tournois qui a lieu à travers les États-Unis.

Ces derniers attirent une grande quantité de participants d’autres pays. C’est tout ce qu’il faut pour que l’idée du tennis en fauteuil roulant se propage ailleurs dans le monde, notamment en Australie, au Japon et en Europe. S’ensuit la création d’un circuit féminin en 1986 et, 2 ans plus tard, de l’International Wheelchair Tennis Federation (IWTF). En 1992, le sport rejoint officiellement les rangs des épreuves paralympiques lors des Jeux paralympiques de Barcelone. En 1998, 22 ans après l’accident de Brad Parks, l’IWTF est complètement intégrée à la Fédération internationale de tennis.

 

Les particularités du tennis en fauteuil roulant

La classification

Notons d’abord que le tennis en fauteuil roulant comporte 2 classifications : ouverte et « quad ». Pour la première, le para-athlète doit avoir une limitation motrice permanente qui entraîne la perte importante de l’usage d’un ou des 2 membres inférieurs. Pour intégrer la classification « quad », il est nécessaire d’avoir une incapacité permanente aux 2 membres inférieurs ainsi que d’au moins un membre supérieur. Cette catégorie est mixte et permet des aménagements particuliers, tels qu’une raquette attachée à la main et l’utilisation d’un fauteuil roulant électrique.

 

Le fauteuil roulant

Tout comme pour le basketball en fauteuil roulant, les roues des fauteuils roulants de tennis sont inclinées, permettant aux joueurs d’être plus stables et d’opérer des changements de direction plus brusques si nécessaire.

Pour les débutants, il est possible de jouer dans un fauteuil roulant normal. Il est cependant conseillé d’utiliser des sangles autour de la taille, des genoux ou des chevilles afin d’améliorer la stabilité.

 

Le second rebond

Joué sur un terrain habituel, le tennis en fauteuil roulant possède les mêmes règlements que ceux du tennis à l’exception de 2 éléments. Premièrement, la balle peut rebondir 2 fois avant qu’un des joueurs ne la frappe. Le second rebond peut se faire à l’extérieur du terrain, ce qui permet une plus grande flexibilité aux para-athlètes puisqu’ils ont le temps de parcourir le terrain pour la frapper. Deuxièmement, l’utilisation du fauteuil roulant compte comme une partie du corps. Une balle qui touche le fauteuil est considérée comme une faute au même titre que si elle touchait le reste du corps.

Au Québec, les tournois de la ligue de tennis en fauteuil roulant sont soit exclusifs aux fauteuils roulants ou intégrés dans des tournois sanctionnés par Tennis Québec. En raison du nombre limité de para-athlètes, les hommes et les femmes jouent dans les mêmes catégories. En 2020, les divisions A et B ont été créées afin d’offrir un niveau de jeu adapté à chaque para-athlète.

 

Le Canada assure le développement de ses para-athlètes

Tennis Canada a lancé en mai dernier le Programme national de développement qui vise à soutenir dès le début de leur progrès des joueurs de tennis en fauteuil roulant afin de leur permettre d’atteindre leur plein potentiel et d’intégrer le Programme national de haute performance avec le soutien de Tennis Canada et de ses partenaires provinciaux.

Pour atteindre ses objectifs, le Programme national de développement peut compter sur plusieurs atouts. Des subventions, un accès aux services d’entraîneurs et un soutien continu pour définir les objectifs des para-athlètes, pour la planification des compétitions, pour l’entraînement et la science du sport font partie de son offre diversifiée.

Vous pouvez cliquer ici pour lire l’article de Tennis Canada sur le sujet.

 

Omnium Banque Nationale

Auparavant appelé Coupe Rogers, l’Omnium Banque Nationale présenté par Rogers a lieu chaque année en août à Montréal et à Toronto. Il s’agit de l’un des plus prestigieux tournois de tennis pendant lequel s’affrontent les meilleurs joueurs de la WTA et de l’ATP. Bien que seuls les joueurs debout peuvent participer à l’Omnium Banque Nationale, l’événement a fait appel à l’expertise d’AlterGo pour s’assurer d’être accessible pour tous dans les années à venir. En effet, l’Omnium Banque Nationale de 2023 se veut un projet pilote qui servira à mettre au point plusieurs accommodations pour les personnes en situation de handicap. L’événement souhaite devenir accessible pour toutes les personnes qui ont une limitation fonctionnelle, qu’elle soit motrice, visuelle, auditive, ou que l’on parle de neurodivergence. On y offre entre autres un service téléphonique et un service à la clientèle pour aider toute personne en situation de handicap à planifier sa visite. Des modifications ont aussi été apportées aux outils numériques de l’événement pour accommoder le plus de personnes possible. Sur le site même, des emplacements pour personnes en fauteuil roulant et d’autres sièges accessibles aux personnes ayant une limitation fonctionnelle sont disponibles. Vous pouvez cliquer ici pour obtenir plus d’informations sur le sujet et connaître les offres actuelles.

 

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Sources :

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