On le sait, le Défi sportif AlterGo a d’incroyables bénévoles. Ils et elles sont plus de 1200 cette année à s’engager pour faire de notre événement un succès et surtout pour faire vivre aux athlètes la meilleure expérience de compétitions sportives possibles.
Parmi eux, Mathieu Bourassa, 28 ans, agit cette année comme gérant-régisseur-responsable (GRR) du Championnat canadien féminin de rugby en fauteuil roulant.
Bien que ce soit sa première année dans ce rôle, Mathieu cache derrière son jeune âge un nombre impressionnant d’années d’expérience comme bénévole au Défi sportif AlterGo.
Bénévole à 7 ans et même avant
La première vraie expérience de bénévolat au Défi sportif AlterGo de Mathieu date d’il y a maintenant 21 ans.
« Mes parents m’ont embarqué là-dedans parce qu’ils sont eux-mêmes engagés depuis plus de 30 ans. Ma première vraie affectation comme bénévole, c’était à l’âge de 7 ans, j’ai commencé au Salon sportif, la petite cafétéria, je distribuais les jus et la nourriture. »
Mais ce n’était même pas sa première participation.
« Mes parents m’amenaient déjà au Défi sportif AlterGo quand j’étais bébé, ils m’avaient fait faire un petit chandail custom. »
Au fil des années, Mathieu a continué de s’engager comme bénévole dans différents rôles : marqueur au hockey cosom, au montage et démontage, aux hôtels partenaires et, le poste qui reste son préféré, l’accueil à l’aéroport.
Cette année, c’est sa première année comme GRR au rugby en fauteuil roulant, un rôle qui lui a été recommandé par sa tante Lucie, elle aussi bénévole de longue date au Défi sportif AlterGo qui est cette année coordonnatrice des bénévoles.
Un engagement qui dépasse la famille
Oui, toute la famille de Mathieu fait du bénévolat au Défi sportif AlterGo ainsi qu’une bonne partie de son entourage. C’est l’un des éléments qui rend ses premiers souvenirs de l’événement mémorables.
« Ce n’était pas juste ma famille, c’était les amis de ma famille, presque tout le monde de mon entourage était engagé d’une façon ou d’une autre : c’était ma mère qui était responsable du hockey, mon père qui s’occupait des tableaux d’affichage, notre ami André qui s’occupait du Salon sportif, ma tante qui était gérante de site. Ça fait que partout où j’allais, je connaissais du monde. »
L’ambiance de l’événement reste aussi gravée dans la mémoire de Mathieu.
« Je me souviens de mes premières années au Salon sportif, il y avait de la musique, des gros écrans puis tout. Moi j’adorais ce moment-là, quand les athlètes venaient après leur compétition. »
Pour la famille de Mathieu, le bénévolat auprès des personnes qui ont une limitation fonctionnelle vient d’ailleurs tout naturellement.
« On a plusieurs amis de la famille qui ont une paralysie cérébrale ou d’autres handicaps. On a une amie proche de notre famille, Sylvie Sauvé, qui a déjà été championne paralympique de course, puis elle a joué au boccia, maintenant elle est rendue coach de boccia. Ça fait que toute la famille et notre entourage sont très engagés dans tout ce qui touche les personnes à mobilité réduite et le handicap. »
Le plus jeune bénévole avec le plus d’expérience
Est-ce que Mathieu pourrait être le plus jeune bénévole à recevoir la plaque commémorative pour souligner 30 ans de bénévolat au Défi sportif AlterGo dans quelques années? C’est bien possible!
« Je n’ai pas les stats pour confirmer, mais je suis pas mal sûr que je suis le plus jeune bénévole à faire le Défi sportif AlterGo par rapport à son ancienneté, qu’il n’y a personne d’autre dans l’histoire de l’événement qui a 28 ans et 21 ans d’ancienneté. Ça fait que je vais être le plus jeune à avoir la plaque de 30 ans probablement. »
Cela est une source de fierté pour le jeune homme.
« J’aime beaucoup ce que je fais ici, chaque année c’est stimulant, on rencontre de nouvelles personnes et tout. J’ai une certaine fierté que je prends à faire ça chaque année, puis d’aller chercher l’ancienneté comme mes parents ont. »
Partager le bonheur avec les autres
Finalement, qu’est-ce que dirait Mathieu pour encourager d’autres bénévoles à s’engager au Défi sportif AlterGo comme lui?
« Ça va plus loin que juste donner un coup de main à nous qui organisons ici, c’est pour les athlètes qui sont ici, c’est pour les athlètes qui sont ici. Leur sport, souvent, c’est leur vie, c’est du monde qui ne l’a pas nécessairement facile dans leur vie de tous les jours. Ça leur fait tellement plaisir, ils sont super heureux. Partager ce bonheur-là avec les autres, c’est un bon engagement. »
Merci Mathieu!

